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Imaclim-France version statique

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IMACLIM-S est un modèle d’équilibre général calculable qui opère par statique comparative la projection des équilibres d’une économie, puis la déformation de ces équilibres à l’horizon de projection selon la mise en œuvre d’une contrainte carbone par les quantités ou les prix. IMACLIM-S détaille :

- trois secteurs de production -énergies fossiles importées, énergies transformées et bien composite
- un ménage représentatif
- un gouvernement
- un secteur de l’investissement
- un agent étranger qui produit les importations et achète les exportations nationales.

Les deux secteurs de production nationale conjuguent les secteurs « énergie » et « biens composites », de production nationale ou internationale, avec le capital et le travail pour produire chacun un bien unique. Le ménage représentatif épargne une proportion fixe de son revenu et arbitre entre consommation de bien composite et d’énergie transformée. La quantité totale de formation brute de capital fixe est considérée stable en pourcentage du revenu disponible brut ; elle est divisée en un investissement spécifiquement énergétique, et un investissement de productivité générale en cohérence avec l’hypothèse d’un effet d’éviction entre les deux formes de capital.

Schéma représentant le fonctionnement d’Imaclim-s

Une spécification Armington (1969) est retenue pour fixer les importations et exportations d’énergie et de biens composites intermédiaires et finaux : la production nationale et la production internationale agrégée sont des substituts imparfaits sur les marchés intérieur et extérieur.

La version d’Imaclim-S est calibrée pour 14 régions dans le monde et pour trois biens (composite, énergie, énergies fossiles).

Le modèle Imaclim-S est particulièrement adapté pour analyser la compétitivité des industries soumises à une contrainte carbone ou aux effets redistributifs, l’état des finances publiques (Etat, assurances sociales) sous différentes hypothèses de contraintes budgétaires, de recyclage d’éventuels produits fiscaux du carbone, ainsi que d’évolution des fiscalités, des prestations et des réglementations en place, dans un contexte de vieillissement de la population.